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Description de la commune

La commune de Plaudren s'étend sur 4 091 hectares et abrite en 2015 1 896 habitants.

En 2019, la commune de Plaudren a décidé de revoir son identité visuelle avec une nouvelle charte graphique. 

Visuellement, le logo de la commune évoque :

  • L'omniprésence de l'écureuil. Sa place est centrale. Il veille sur la commune et ses habitants.
  • L'hospitalité chaleureuse. Les courbes sont accueillantes et ouvrent des perspectives.
  • Le paysage vallonné et verdoyant et parfois escarpés des landes de Lanvaux.
  • Le vert pour la nature, le bleu pour l'eau (rivières et étang) et le bien-être en général

Plaudren a la forme d'une croix grecque et est bordée au nord par Plumelec et Saint-Jean-Brévelay, à l'ouest par Locqueltas, au sud par Monterblanc et à l'est par Elven et Trédion. Géologiquement, elle appartient à l'ensemble des Landes de Lanvaux. Plaudren est une commune rurale calme et verdoyante, où il fait bon vivre ou simplement randonner.  

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

La commune de Plaudren est située en région Bretagne, dans le département du Morbihan à moins de 15 minutes de Vannes et des grands axes routiers (Rennes, Nantes, Saint-Brieuc, Lorient) et à proximité de l'aérodrome de Vannes-Meucon et de la gare SNCF de Vannes.

HISTORIQUE

Etymologie de Plaudren

La paroisse de Plaudren est très ancienne. Les Bretons arrivèrent dans ce pays à la fin du Vème siècle ou au commencement du VIème. Ils formèrent un clan ou un "plou" qui, pour se distinguer des autres, s'appela Plou-Audren puis Ple-Audren et enfin Plaudren. Mais quel était cet Audren ?

Il paraît peu probable que ce fut le fondateur de Chatel-Audren, car il n'a jamais mis le pied sur ce territoire. C'était plutôt si l'on en juge par les autres paroisses commençant par Ple, Pleu, Plou, Plu, le nom du chef de bande établi sur ce territoire ou bien le nom du Patron de son église. 

Gentilé des habitants : Les Plaudrinois et les Plaudrinoises.

Plaudren se dit " Plaoren" en breton.

Plaudren, terre des Korrigans et des Rah-Koëd

Son territoire est occupé au moins depuis la période néolithique comme le prouvent de nombreux monuments mégalithiques, dont le remarquable menhir dénommé "La Quenouille de Gargantua", qui se dresse à la Croix Peinte et l'allée couverte de Mein Goarec (pierres arquées) près de Kerdiren. D'autres dolmens sont visibles au Rodoué et à la Grée. Les Romains ont laissé des traces intéressantes : deux voies romaines s'y croisent, celle de Vannes à Corseul et celle de Rennes à Carhaix, à leur intersection, au milieu de Kerfloch, un important camp romain subsiste auprès duquel, au lieu dit Ghoilis (vieille église) des fondations d'un temple octogonal ont été découvertes. De nombreux fragments de tuiles à rebords et de briques concourent également à prouver l'existence d'un ancien centre de population conséquent. Au Bodery, les traces d'une villa subsistent. Une nécropole gallo-romaine a été fouillée près de Pont Bertho, une des tombelles a livré l'équipement d'un guerrier et une série de coupelles cuites. 

Ce sont les Bretons d'outre Manche qui ont donné le nom à la paroisse. L'arrivée de ces émigrants a renforcé la pratique de la langue celtique, aujourd'hui l'identité bretonne est restée très affirmée, d'autant plus que Plaudren touche le pays gallo. Les Francs auraient établi, près de Luhan, une ferme fortifiée dont il ne reste qu'une partie du talus d'enceinte, son nom "salles" est significatif.

La paroisse a ensuite choisi comme patron Saint Bily, évêque de Vannes, martyr, qui selon la tradition, s'est fait tuer par les Normands, en 919, au village qui porte son nom et il aurait alors parcouru le trajet jusqu'au bourg, la tête entre les mains. Son culte est toujours très vivant.

Jusqu'à la révolution de 1789, Plaudren est une des paroisses les plus vastes car elle possède deux trêves, Monterblanc et Locqueltas. De nombreuses seigneureries, dépendantes du comté de Largouët et de la Sénéchaussée de Vannes, se partagent alors son territoire. Les manoirs de Kerscouble, de Kervasy, de Penvern, de Kergohler, de Kergurion  en témoignent. leurs domaines étaient associés de pigeonniers, symbole de noblesse, ceux de Kerscouble et de Kergohler subsistent ainsi que des chapelles. La chapelle de Chaupas était aux De Lescouble et le prieuré de Saint Bily avec son remarquable calvaire aux Kervasy, celle de la Madeleine desservait un quartier de lépreux ou de cordiers, groupes de personnes tenues à l'écart.

 

 

Les Plaudrinois dans leur majorité, prirent une part active dans la Chouannerie, il y eu notamment la camp de Saint Bily placé sous la direction de Guillemot "le roi de Bignan". Cadoudal le célèbre chef royaliste, séjourna très souvent dans la paroisse, au Nédo notamment. Les Bleus exerçaient réquisitions, répressions et exactions, l'église fut dévastée en 1793, c'était la deuxième fois que les registres paroissiaux contenant baptêmes, mariages et sépultures étaient endommagés. Les Espagnols qui servaient le Duc Mercoeur (gouverneur breton qui cherchait à rétablir l'indépendance de la province à son profit) avaient en janvier 1595 commis le même acte impardonnable. La révolution permit à Monterblanc de devenir une commune à part entière, Locqueltas ne s'émancipant qu'en 1864.

Le conflit de la Première Guerre Mondiale saigna très sévèrement les rangs des jeunes gens de la commune. La guerre 39/45 fut moins coûteuse en vies humaines, 4 résistants et 7 militaires, mais elle marqua fortement la population, car une centaine de jeunes hommes étaient prisonniers des Allemands et la proximité du camp de Meucon entraînait une présence constante de l'occupant. Le fait le plus marquant de la Résistance fut le rassemblement en juin 1944 de 1200 volontaires à Saint Bily, qui devaient ensuite gagner Saint Marcel pour recevoir des armes.

Plaudren, commune rurale, appartenant au rude pays des landes de Lanvaux est un espace essentiellement consacré à l'activité agricole, le secteur dominant se trouvant être l'élevage laitier, avicole et porcin. Une partie de la population travaille à l'extérieur, notamment à Vannes. Sur le plan sportif, le club des "Rah Koëd" mot breton se traduisant par "chat des bois" soit écureuil, s'il n'est pas parmi les plus prestigieux, figure parmi les plus connus. Plaudren est donc une commune calme et verdoyante où il fait bon vivre ou simplement randonner. Le plus grand risque pour le marcheur restant de rencontrer, les nuits au clair de lune, une ronde de korrigans qui pourraient le rendre riche ... ou bossu.